Hugo orateur (16 mars 2020)

Séance 2 : des mots et des armes (pages 64-65)

Lisez le texte pages 64-65 de "Quoi ! un homme..." à "...Tu as tort !", puis répondez aux questions suivantes :

  1. En vous reportant au chapeau introductif pages 61-62, expliquez le contexte de ce discours.
  2. Qu'est-ce qu'un plaidoyer ?
  3. Restituez la structure de ce texte, ses différentes étapes.
  4. Aux lignes 5 et 6, pourquoi Hugo donne-t-il la parole à ses adversaires ?
  5. Quelle figure de style repérez-vous à la ligne 12 ? Pourquoi est-elle particulièrement efficace et que vise-telle exactement ?
  6. Lignes 17-18 : "Il faut que force...", quel temps est utilisé ici ? Quelle est sa valeur ? que suggère-t-elle ?
  7. Plusieurs fois, dans la suite du texte, le terme "agonie" est utilisé. Quelle est la figure de style utilisée ? quel effet produit-elle ?
  8. "On le hisse sur l'échafaud, et sa tête tombe !" Comment est construite cette phrase ? A quoi correspond la virgule ?

Hugo orateur (17 mars 2020)

Séance 2 : correction du questionnaire

1. Victor Hugo défend dans ce plaidoyer son fils traduit en justice pour avoir dénoncé dans L'Evènement, un journal, les dysfonctionnements ayant eu lieu lors d'une exécution publique.

2. Un plaidoyer est synonyme de plaidoirie. Il s'agit d'un discours destiné à défendre une ou plusieurs parties lors d'un procès. L'orateur doit alors se faire persuasif.

3. La structure du texte peut s'établir ainsi : dans un premier temps, Hugo relate les faits, notamment ceux du matin ; l'horreur qui parcourt la foule lors de l'exécution, les sentiments des bourreaux et l'attitude du condamné. Il donne à voir un spectacle pitoyable. Ensuite, il raconte la soirée et la nouvelle tentative, réussie celle-là. Enfin, il évoque le cri qui "échappe à la poitrine d'un jeune homme" (son fils) et assure sa défense.

4. En donnant ainsi la parole à ses adversaires, Hugo retient l'attention de son auditoire et entend en montrer toute l'absurdité. Ce principe s'appelle la concession.

5. Il s'agit d'une énumération sous forme de gradation ascendante. Elle témoigne de l'horreur qui anime la scène et agite les bourreaux, pourtant normalement impassibles et cruels. Elle montre aussi que nul ne peut être insensible à une situation aussi macabre et inhumaine.

6. "Il faut que force reste à la loi" : comme l'indique la fin de la phrase, il s'agit d'une maxime, d'une morale. Pour la rendre générale, l'auteur utilise le présent de l'indicatif dont la valeur se nomme : présent de vérité générale. C'est cette valeur qui est par exemple utilisée dans les morales des fables de La Fontaine : "Rien ne sert de courir il faut partir à point" ("Le Lièvre et la Tortue").

7. Le terme "agonie" est de multiples fois utilisé dans le plaidoyer de Victor Hugo. Il s'agit d'une répétition, mais plus précisément, bravo aux élèves ayant trouvé, d'une anadiplose. Elle suggère le caractère insoutenable de la scène durant trente-cinq minutes pour le peuple, mais aussi pour le condamné. C'est l'inhumanité d'un tel supplice qui est ici mise en avant.

8. "On le hisse sur l'échafaud, et sa tête tombe !" Cette phrase, dans sa construction même, donne à voir une scène d'une brutalité sans nom. Les deux propositions sont juxtaposées et non coordonnées. Ainsi le rythme est-il accéléré, donnant à l'ensemble une impression de brutalité inhumaine.

Poursuivez votre travail en téléchargeant le document ci-dessous et en listant les figures de style à connaître.

Hugo orateur (19 mars 2020)

Séance 3 : des mots et des larmes (pages 57-61)

Lisez attentivement le texte, puis répondez aux questions avant lundi matin en cliquant sur ce lien.

Vous pouvez aussi lire le texte en ligne. C'est ici.


Questions

1. Qui était Honoré de Balzac ?
2. Que nous apprend le chapeau introductif ?
3. Qu'est-ce qu'une oraison funèbre ?
4. Qui est Balzac ?
5. Quelle figure de style est utilisée dans "et le pays tout entier tressaille" ?
6. "Le deuil populaire... l'homme de génie" : quelle est la particularité de ces propos ?
7. Que faut-il comprendre dans l'expression "trace lumineuse ?
8. Parmi ces termes, trouvez l'intrus.
9. Pourquoi "M. de Balzac" et non "Honoré"
10. Quel est ce livre que mentionne à plusieurs reprises Victor Hugo ?
11. "Il fouille... il dissèque... il creuse... il sonde" : de quelle figure de style s'agit-il ?
12. Lequel de ces écrivains n'est pas cité dans le texte ?
13. Combien d'énumérations avez-vous repérées dans ce texte ?
14. Repérez dans le texte une vingtaine de termes élogieux (noms et adjectifs). Réutilisez-les dans un paragraphe de votre composition rendant hommage à un proche.

Correction

1. Un écrivain du XIXème siècle, renommé et connu pour une oeuvre majeure intitulée La Comédie humaine.
2. Il nous apprend que Hugo l'admirait, que le jour était tellement triste qu'il pleuvait des larmes et que Hugo était désespéré, 
3. Un texte écrit et un discours lu.
4. Balzac est pour Hugo une tête qui pense.
5. Il s'agissait de trouver une hyperbole.
6. Il s'agissait de repérer un parallélisme de construction.
7. Que Balzac brille par son intelligence.
8. Tous les termes sont mélioratifs hormis un, l'adjectif "sombre".
9. Le "Monsieur" témoigne d'une marque de respect.
10. Dans "tous ses livres ne forment qu'un livre", il fallait repérer l'oeuvre intitulée La Comédie humaine. 
11. Une énumération, oui, mais aussi et surtout une gradation ascendante.
12. Il s'agissait de Baudelaire, un poète célèbre.
13. On peut en repérer une vingtaine.
14. Pour le paragraphe, vous pouviez vous nourrir des termes suivants : intelligence, profond, lumineux, talent, génie, etc.

Séance 4 : la méthode du commentaire de texte

Séance 4 : première partie, la problématique

Cette séance, consacrée à la méthode du commentaire de texte, réclame un investissement important de votre part. N'hésitez pas à me joindre si vous éprouvez des difficultés.

1. Dans un premier temps, quelques généralités sur le commentaire de texte : cliquez ici, puis lisez attentivement la fiche et remplissez les formulaires. Ce premier travail est à effectuer pour demain soir.

2. Maintenant que vous avez saisi les généralités, passons aux choses concrètes. Vous allez effectuer le même travail sur le texte de Hugo ci-dessous. Relisez-le, puis répondez aux questions, soit en cliquant sur ce lien, soit directement sur mon site. Les caractères en jaune correspondent à des figures de style qu'il vous appartient de repérer et d'analyser.

A rendre pour vendredi 27/03 dernier délai

M. de Balzac était un des premiers parmi les plus grands, un des plus hauts parmi les meilleurs. Ce n'est pas le lieu de dire ici tout ce qu'était cette splendide et souveraine intelligence. Tous ses livres ne forment qu'un livre, livre vivant, lumineux, profond, où l'on voit aller et venir et marcher et se mouvoir, avec je ne sais quoi d'effaré et de terrible mêlé au réel, toute notre civilisation contemporaine ; livre merveilleux que le poète a intitulé comédie et qu'il aurait pu intituler histoire, qui prend toutes les formes et tous les styles, qui dépasse Tacite et qui va jusqu'à Suétone, qui traverse Beaumarchais et qui va jusqu'à Rabelais ; livre qui est l'observation et qui est l'imagination ; qui prodigue le vrai, l'intime, le bourgeois, le trivial, le matériel, et qui par moment, à travers toutes les réalités brusquement et largement déchirées, laisse tout à coup entrevoir le plus sombre et le plus tragique idéal.

À son insu, qu'il le veuille ou non, qu'il y consente ou non, l'auteur de cette oeuvre immense et étrange est de la forte race des écrivains révolutionnaires. Balzac va droit au but. Il saisit corps à corps la société moderne. Il arrache à tous quelque chose, aux uns l'illusion, aux autres l'espérance, à ceux-ci un cri, à ceux-là un masque. Il fouille le vice, il dissèque la passion. Il creuse et sonde l'homme, l'âme, le coeur, les entrailles, le cerveau, l'abîme que chacun a en soi. Et, par un don de sa libre et vigoureuse nature, par un privilège des intelligences de notre temps qui, ayant vu de près les révolutions, aperçoivent mieux la fin de l'humanité et comprennent mieux la Providence, Balzac se dégage souriant et serein de ces redoutables études qui produisaient la mélancolie chez Molière et la misanthropie chez Rousseau.

Voilà ce qu'il a fait parmi nous. Voilà l'oeuvre qu'il nous laissé, oeuvre haute et solide, robuste entassement d'assises de granit, monument, oeuvre du haut de laquelle resplendira désormais sa renommée. Les grands hommes font leur propre piédestal ; l'avenir se charge de la statue.

Sa mort a frappé Paris de stupeur. Depuis quelques mois il était rentré en France. Se sentant mourir, il avait voulu revoir la patrie, comme la veille d'un grand voyage on vient embrasser sa mère !

Sa vie a été courte, mais pleine ; plus remplie d'oeuvres que de jours !


Lundi 30 mars

Séance 4 : deuxième partie, de la problématique au plan d'étude

Au terme du premier travail, le questionnaire en ligne, vous devez avoir trouvé une problématique. Désormais, pour composer votre commentaire, il vous faut trouver un plan d'étude. Il faut alors relire le texte plus en profondeur, linéairement, c'est-à-dire ligne par ligne, pour essayer d'y repérer tout ce qui vous informe sur la volonté de l'auteur (des figures de style, des temps particuliers, des champs lexicaux, etc.). Toutes les remarques seront les bienvenues et permettront, au final, de trouver les deux ou trois grandes idées principales qui constitueront votre plan d'étude.

Comment vous organiser ?

Au brouillon, vous allez dresser sur votre feuille un tableau à trois colonnes comme celui que vous voyez ci-dessous.

Tableau (à réaliser au brouillon)

Dans la première colonne, inscrivez le numéro de ligne ainsi que le passage

1. Exemple : "lignes 1 et 2", un des premiers parmi les plus grands, un des plus hauts parmi les meilleurs.  

2. Lignes 2 à 4 : "Ce n'est pas le lieu de dire ici tout ce qu'était cette splendide et souveraine intelligence."



Dans celle-ci, vous inscrivez le procédé utilisé ou la technique utilisée

1. Deux procédés distincts : des comparatifs de supériorité renforcés par un parallélisme de construction et l'utilisation d'adjectifs mélioratifs ("grands" et "hauts")

2. Figure de style : une prétérition et à nouveau un vocabulaire mélioratif avec deux adjectifs qualificatifs et le nom "intelligence".

Enfin ici, vous destinez la colonne à une analyse approfondie de ce que l'auteur a voulu montrer.

1. Hugo dit toute son admiration pour le personnage de Balzac dont il situe le talent comme exceptionnel. Le parallélisme de construction rend cette vérité incontestable.

2. La prétérition cherche à capter l'attention de l'auditeur, à susciter sa curiosité pour insister sur le caractère unique de l'intelligence de Balzac. Les autres termes ont pour objectif de caractériser cette intelligence. Nous sommes bien dans l'éloge d'un esprit.

Poursuivez chez vous ce travail en le réalisant pour mercredi dernier délai. Une fois le tableau achevé, observez la dernière colonne et faites apparaître deux ou trois idées distinctes et reportez-les ci-dessous.

La rédaction du commentaire de texte 1. On a une problématique. Je vous la rappelle : en quoi Hugo fait-il du personnage de Balzac un écrivain unique ?

    2. On a également à notre disposition un plan d'étude avec deux grands axes que l'on va adopter. Les voici :
  • Un hommage vibrant à un écrivain
  • Une volonté de capter l'attention des auditeurs
  • 3. Ces deux axes, il nous faut les décomposer en sous parties. Les voici si vous ne les avez pas trouvés :
    I. Un hommage vibrant à un écrivain
  • Une oeuvre unique
  • ... mais aussi multiple
  • II. Une volonté de capter l'attention des auditeurs
  • Le réel et l'histoire en marche : Balzac historien et écrivain réaliste
  • Une oeuvre à valeur universelle
  • 4. Un commentaire de texte doit être composé de trois grandes parties : une introduction, un développement et une conclusion. Voici ce que chacune d'entre elles doit comporter : 
    I. L'introduction doit présenter les éléments suivants dans un seul et même paragraphe : 
  • une présentation rapide de l'auteur du texte ;
  • quelques mots sur l'oeuvre dont est extraite le texte (il s'agit ici du recueil intitulé Hugo orateur) ;
  • une présentation rapide de l'extrait (de quoi parle-t-il ? Quand a-t-il été prononcé ? etc.) ;
  • l'énoncé de la problématique (voir ci-dessus) ;
  • l'énoncé des grands axes retenus (voir ci-dessus).
  • Composez la vôtre ici avant jeudi 2 avril.

II. Le développement : comme son nom l'indique, il doit développer vos deux axes d'étude et ses deux sous parties. il doit donc comporter ici quatre paragraphes. Voyons ce que doit contenir chacun de ces paragraphes :

  • Chaque partie (elles sont au nombre de deux) doit commencer par l'idée directrice qui y sera développée ; voici ce que cela pourrait donner concernant la première partie : "Hugo est animé de la volonté de rendre un hommage vibrant à Balzac en soulignant le caractère unique, mais aussi multiple de son oeuvre. En effet, à plusieurs reprises, l'orateur suggère que le livre de Balzac constitue un tout homogène. Cette idée est particulièrement perceptible à la ligne 4 avec l'antithèse "Tous ses livres ne forment qu'un livre" et par les nombreuses répétitions du même terme aux lignes 5, 8 et 12. En utilisant l'anaphore, Hugo place l'oeuvre comme centrale, insistant par là même sur son importance considérable." Rédigez maintenant ici votre deuxième sous partie avant le vendredi 3 avril, celle consistant à prouver que son oeuvre est multiple. N'oubliez pas de vous appuyer sur des repérages stylistiques, ceux de votre tableau.


Vous n'avez pas à rédiger la deuxième partie, mais vous pouvez vous y essayer ici (travail facultatif).

III. La conclusion : elle comporte trois étapes.

  • Le bilan du développement, un résumé de l'apport de chaque grande partie).
  • Une réponse à la problématique.
  • Elle doit ouvrir sur une autre perspective : historique, littéraire (comparer avec d'autres auteurs, d'autres œuvres du même auteur...) ou artistique (ouvrir vers d'autres domaines : comparer avec une peinture, le cinéma, la musique...).
Mirabeau et le Marquis de Dreux-Brézé , le 23 juin 1789, dans la salle du jeu de paume. © bridgemanimages.com
Mirabeau et le Marquis de Dreux-Brézé , le 23 juin 1789, dans la salle du jeu de paume. © bridgemanimages.com

Séance 5 : de l'écrit à l'oral (lecture du dossier pages 166-171)

Vous pouvez cliquer ici ou répondre ci-dessous avant le 8 avril 12 heures.

Complément à la séance 5

Lecture à voix haute et expressive du passage se situant page 39 de votre livre à partir de "La misère, messieurs, j'aborde ici..." jusqu'à "... pour échapper au froid de l'hiver." Attention ! Le dernier paragraphe est difficile à lire, car la phrase est longue.

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